Ars&Urbis 2017

Symposium Ars&Urbis octobre 2016

Les rencontres curatoriales Ars & Urbis (27-29 octobre 2016)

En prélude au SUD2017, des experts (psychologues, philosophes, pédagogues, juristes), des artistes, des curateurs et des opérateurs urbains (municipaux, ONGs, responsables culturels) ont été réunis à Douala pour raisonner le futur Salon Urbain de Douala.

Sous forme de symposium, les participants ont exposé leurs réflexions en trois temps, sur :

1. la place de l’humain dans la ville de Douala et au Cameroun. Les planificateurs urbains ne devraient-ils considérer Douala comme un être malade, en raison des stigmates de son passé historique très présents dans la vie quotidienne, en raison de son espace physique et moral qui s’atrophie. Douala est en quête d’identité, au même titre que les millions d’habitants qui y résident. Mais, mal accompagnée, la ville produit des violences du fait d’un non-accès au foncier ou au travail ; et surtout, elle laisse sur le bord de la route des millions de jeunes sans possibilité de prise de parole et d’écoute.

2. qu’est-ce qu’un humain (individuel et collectif) et comment l’accompagner pour qu’il s’émancipe ? Ces questions philosophiques ont été centrées sur l’émergence du discours, l’aptitude au récit et à l’analyse, enfin la capacité de transcender le réel et d’en offrir une représentation.

3. les résultats partiels des activités, conduites par doual’art et coordonnées par le Comité Scientifique en matière d’enquêtes anthropologiques, d’études des manuels pédagogiques d’éducation à la citoyenneté, de mobilisation sociale par une médiation culturelle novatrice, ont permis d’appréhender, auprès d’un échantillon d’environ 1 000 habitants et 100 jeunes (scolarisés ou non), leurs perceptions et leurs représentations des droits fondamentaux au Cameroun. Sont ressortis les droits auxquels les populations doualaises sont particulièrement sensibles.


Ars & Urbis 2016 a ouvert le débat. Les artistes du SUD2017 sont maintenant invités à nous répondre par les re-présentations qu’ils vont nous offrir.

Commissaire générale du SUD2017 est Cécile Bourne-Farrell.

Après avoir travaillé sept ans à l’Arc/Musée d’Art Moderne,  Cécile Bourne-Farrell organise des expositions et projets culturels pour des collectivités publiques et privées. Membre actif de l’Aica, C-E-A et de l’IKT. Elle travaille en collaboration avec Mari Linnman sur la mise en place de projets publics selon la Méthode des Nouveaux Commanditaires en banlieue parisienne depuis 2013 après avoir été médiatrice pour la Fondation de France durant 6 ans en Espagne. Elle a mit en place plusieurs projets pilotes sur le continent africain et depuis septembre 2013, elle vit à Londres où elle a été invitée à collaborer à la mise en place de résidence d’artistes au sein de King’s College War Studies Department, sous la direction de recherche du Profesor Vivienne Jabri.

www.cecile-bourne-farrell.com

PDF – La question de l’humain abordée sous l’angle de l’enseignement
PDF – Enquête anthropologique sur les perceptions des droits humains