Les projets du SUD2017

LES PROJETS ARTISTIQUES DU SUD2017

doual’art a déjà offert plus de 60 œuvres et évènements artistiques à la ville de Douala, principalement au cours des précédentes éditions de son festival international d’art public, le Salon Urbain de Douala – SUD.

La Communauté Urbaine de Douala et l’association doual’art organisent, du 5 au 10 décembre 2017, la 4ème édition du festival dont le thème est « La Place de l’Humain ».

Cécile Bourne-Farrell, commissaire générale du SUD2017, a sélectionné 16 artistes contemporains internationaux, dont 11 du continent africain. Les artistes invités relèvent le défi d’interpréter « La Place de l’Humain » dans l’espace public, avec des œuvres d’art inédites. Celles-ci suscitent chez l’habitant le désir de (se) réfléchir.

En novembre, les projets portés par les artistes  , seront finalisés. «  La Place de l’Humain » sera interprétée et matérialisée par des œuvres pérennes ou temporaires dans 4 arrondissements, 5 quartiers (Bonanjo, New Bell Ngangue, Bépanda, Ndogpassi III Bloc-Source, Nkongmondo) et 4 établissements scolaires de Douala (Lycée technique de Koumassi, Collège St-Michel, Lycée bilingue de Bépanda,  Ecole primaire New-Bell Aviation).

Simultanément, des rencontres Ars & Urbis coordonnées et animées par la curatrice Elvira Dyangani Ose et la philosophe-journaliste Séverine Kodjo-Grandvaux permettront de réfléchir sur les thématiques soulevées par les projets artistiques.

LES PROPOSITIONS ARTISTIQUES révèlent notre humanité autour de :

DUDH – La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est un instrument de régulation des relations entre les hommes et un outil d’émancipation des peuples.
Artistes : Lucas Grandin, Kamiel Verschuren, Jean-Jacques Kanté, Hervé Yamguen, Mustapha Akrim, Michèle Magema, Emile Youmbi, Hervé Youmbi, Erik Goengrich.

L’humain et l’histoire – L’humain a un rapport au passé. Nous sommes humains parce que nous avons une histoire, parce que nous portons une histoire, parce que nous appartenons à une trajectoire historique.
Artistes : Sylvie Blocher, Justin Ebanda, Jean David Nkot.

L’humain et l’urbain – L’humain a un rapport à l’espace et à l’autre. Le cadre de vie, selon son aménagement, renforce ou non notre humanité. Les aménageurs urbains stimulent (ou non) le vivre ensemble.
Artistes : Mustapha Akrim, Iván Argote, Justine Gaga, Michèle Magema, Trinity Session, Kamiel Verschuren.

Parole à la jeunesse – L’humain existe aussi par son récit et sa prise de parole publique. Cette parole partagée peut aussi l’aider à s’émanciper et à s’évader du réel… L’humain est capable d’utopie et de rêve.
Artistes : Erik Goengrich, Lucas Grandin et Kamiel Verschuren, Chourouk Hriech, Jean-Jacques Kanté, Trinity Session, Hervé Yamguen, Emile Youmbi, Hervé Youmbi.

(01) « Le Cercle »

Michèle Magema (Rdc/Fr)

Une placette aménagée autour d’un arbre électronique aux branchages solaires. L’oeuvre simulée sur panneau sera matérialisée et inaugurée en 2018.
L’artiste réalisera une performance « Mirza ».

(02) « Bien que je n’en aie pas le droit, je vous présente mes excuses »

Sylvie Blocher (Fr)

Sculpture recto-verso en aluminium accompagnée de deux vidéos HD : « Le combattant David Ekambi » (6’) et « Le pays qui avait trop de noms » (2’)

Un autoportrait de l’artiste en pieds brandissant une pancarte où est inscrite une phrase adressée au passé et au présent du Cameroun. L’œuvre est accompagnée de deux vidéos projetées à proximité rue Foch, face JP Graphique.

“Depuis toujours cette question hante mon travail : une personne ou un pays peuvent-ils se reconstruire ou s’émanciper s’ils n’ont pas reçu d’excuses de ceux qui les ont violentés, massacrés, exterminés ?” SB

(03) « The burden »

Justine Gaga (Cmr)

Une accumulation de roues et pneus sur lesquels sont collés des mots dénonçant les “ismes” (sexisme, népotisme…), portés par un pousse-pousse. L’oeuvre simulée sera matérialisée et inaugurée en 2018. L’artiste réalisera une performance « The Gift ».

(04) « Les Chaises de la Dignité »

Hervé Yamguen (Cmr)

6 bancs publics composés de signes représentant des notions inscrites dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant. L’artiste redessine ces signes et textes sur une affiche pour large diffusion.

(05) « Station de la mémoire »

Justin Ebanda (Cmr)

Des phrases … des mots … des noms de personnages historiques, portraits reconstitués sur les parois d’un abri-bus abandonné, comme des fragments de souvenirs, bribes de mémoire de patriarches interviewés.

(06) « Living together »

Emile Youmbi (Cmr)

Des ballons empreints d’articles de la DUDH sont offerts à des passants puis relâchés. Geste de dépossession et de partage aléatoire avec ceux qui les recevront comme don du ciel.

(07) « DUDH »

Hervé Youmbi (Cmr)

5 articles de la DUDH choisis par des jeunes du quartier sont écrits dans leur langue, le CamFrAnglais, et imprimés sur des plaques signalétiques de rue.

(08) « Contes de Douala : Quoi l’humain ? »

Chourouk Hriech (Fr/Mr)

Chourouk Hriech pratique le dessin, exclusivement en noir et blanc, comme une promenade dans l’espace et le temps. Ses oeuvres, sur le papier, sur les murs, sur les objets qui nous entourent, appellent à la contemplation d’architectures anciennes et récentes, réelles et imaginaires, de personnages, d’animaux, de végétaux et de chimères. Ses dessins articulent et entrechoquent des motifs urbains, du quotidien, en suivant sereinement la course folle du monde, comme un désir de résistance et d’utopie.
Expo: Mamco, Genève, Suisse / MAC VAL, Vitry-sur-Seine, France / 8ème Biennale de Shanghai, Musée de Shanghai, Chine / Kunstnernes hus, Oslo, Norvège / 9eme Biennale de Marrakech, Projets parallèles, Maroc / Musée d’Art Contemporain de Lyon, France / Cìrculo de Bellas Artes, Madrid, Espagne
Musée d’art contemporain et Musée Cantini, Marseille
Représentée par la Galerie Anne Sarah Bénichou Paris et la Galerie l’Atelier21 à Casablanca

(09) « Dream Pressure Tester »

The Trinity Sessions (Za)

Des rêves recueillis auprès d’habitants du quartier sont projetés sur des ballons qui, petit à petit, par leur expansion, envahissent les espaces dans lesquels ils sont confinés.

(10) « Article n° 1 »

Mustapha Akrim (Mr)

Rythmique de termes extraits de l’article 1 de la DUDH, et mis en relief sur la façade du lycée technique de Koumassi.

(11) « Les dits et les non-dits »

Jean David Nkot (Cmr)

Sur la façade en trompe-l’oeil de la maison de Ruben Um Nyobe à Nkongmondo, sont inscrits, comme une profession de foi, des extraits typographiés de son discours à l’ONU. L’oeuvre est complétée par le journal « Archives du Cameroun » créé par l’artiste.

(12) « Bépanda, Regarde-toi ! »

Lucas Grandin (Fr)

2 miroirs en vis-à-vis offrent d’infinies possibilités de jouer et de se regarder entre les textes que les élèves ont été invités à extraire de la DUDH.

(13) « ARENA of Humanity and
the Right to Business »

Erik Goengrich (All)

Une placette circulaire, un espace d’expression sur les panneaux disposés dans l’arène où les élèves peuvent échanger sur leurs projections d’avenir professionnel.

(14) « Partage de différence »

Jean-Jacques Kanté (Cmr)

4 silhouettes aux lignes dessinées symbolisent, par l’échange de fanions et de langues, l’union et la concorde. La boîte à suggestion invite à glisser des pensées.

(15) « Les équipes des Nations Unies »

Kamiel Verschuren (Nl) & Lucas Grandin (Fr) 

Les sportifs deviennent les ambassadeurs d’articles de la DUDH, imprimés d’un graphisme minutieusement étudié sur leurs maillots.

(16) « Rewriting the Universal Declaration of Human Rights »

Kamiel Verschuren (NL)

Des articles de la DUDH en cours de rédaction, à la plume et à la machine, sont diffusés sur panneaux et écrans publicitaires dans toute la ville.

(17) « Empreinter les Voix »

 Chourouk Hriech (Fr/Mr) 

Les dessins de la ville sublimée sont imprimés sur les ombrelles protégeant les moto-taxis et circulent dans la cité comme des bandes poétiques flottantes.

(18) « Oui ma vie »

Iván Argote (Co/Fr)

Un long poème gravé sur des dalles recouvrant les caniveaux, que l’on découvre en marchant en toute sécurité.