SUD2007

Le SUD 2007 s’est déroulé du 9 au 16 décembre 2007.

Les artistes ont eu le champ libre pour travailler sur des thématiques urbaines spécifiques à la ville de Douala. L’ensemble des propositions artistiques ont abordé des sujets brûlant ou d’actualité : tradition/modernité, rurbanité et bruits de la ville, mobilité urbaine, poétique de l’éclairage urbain, petits métiers de « seconde zone », monde de l’art bafoué par les politiques culturelles, intégration continentale africaine, repère historico-géographique…

Performances, installations temporaires, happenings ont animé la vie de la cité, laquelle qui s’est également enrichie de 3 œuvres d’art public contemporain ainsi que d’équipements publics (borne-fontaine et passerelle) dessinés par des créateurs.

Les créateurs invités au SUD 2007 étaient en majorité camerounais (12 si on considère les membres de collectifs), mais également français (3) et africains (2 – Maroc et Congo). Les 5 artistes étrangers ont travaillé sur leurs projets dans les jours qui ont précédé le festival, après une première résidence à Douala effectuée dans le courant de l’année 2007.

Deux conférences, l’une ayant pour thème La Nouvelle Liberté et son impact, l’autre portant sur les méthodologies de l’impact de la création sur l’urbain, ont prolongé la réflexion Ars & Urbis entamée en décembre 2005, à Douala.

La projection du film Les bacchantes de Jean-Pierre Bekolo et un concert de musique hip hop de rappeurs camerounais ont agrémenté le SUD d’une esthétique très urbaine.

Le SUD2007 a été porté par l’association doual’art en collaboration avec la fondation iStrike.

La Nouvelle Liberté
Joseph-Francis Sumégné (Cameroun) 1996 – 2007
Rond-point de Deïdo, Douala 1er

Installée sur son socle provisoire en juillet 1996 dans un carrefour essentiel de la ville, la sculpture a fait l’objet d’une violente polémique tribaliste, l’artiste étant natif d’une autre région que Douala. Faite d’assemblage de matériaux de récupération, illustration d’une pratique courante de l’économie informelle du Cameroun, l’oeuvre symbolise une Liberté en effort pour rester debout. Elle a pu enfin être achevée et inaugurée officiellement en 2007. La Nouvelle Liberté est aujourd’hui considérée comme l’emblème de la ville de Douala.

Sud-Obelisk
Faouzi Laatiris (Maroc)
Carrefour Chanas, Bonanjo, Douala 1er

Cet obélisque de marbre noir établit un dialogue formel entre son pyramidion de métal doré et le clocheton du Palais des Rois Bell, remarquable construction d’architecture coloniale allemande du début du XXème siècle situé juste derrière lui. Il est un hommage à la relation forte que les habitants de la ville établissent avec les rites funéraires. Sur les quatre faces du fût, sont inscrits en caractères latins et en calligraphie arabe les noms de villes du monde qui possèdent un obélisque et une institution artistique de référence.

L’Arbre à Palabres de Bonambappe
Frédéric Keiff (France)
Jardin du tombeau des Rois Bell, Bonanjo, Douala 1er

Cet arbre de métal et de verre, qui était destiné à occuper le site d’un ancien baobab sacré au quartier Bonambappe sur la rive droite du fleuve, a été finalement installé à Bonanjo, rive gauche, dans un jardin à proximité du tombeau des Rois Bell, à la suite du refus, par le chef de Bonambappe de voir une oeuvre contemporaine s’implanter sur le site de l’ancien arbre mort, qui accueille aujourd’hui une fosse à ordures.